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Trouver un opposant qui saura vous dire non

Trouver un opposant qui saura vous dire non - Blog Meny Wise

Conseil d'outre atlantique

Mon ami Richard (Québécois) est un excellent mentor et il m’a offert de nombreux conseils tous plus avisés les uns que les autres.

Chez eux au Québec, le mentorat, le coaching, les groupes de type mastermind, c’est comme une seconde nature et par la même une deuxième famille !

Comme vous avez pu le constater, si vous suivez la progression que je vous propose au travers de la rubrique « Par ou commencer », nous avons abordé différents aspects de la communication et des relations interpersonnelles que je vous propose d'approfondir cette fois-ci pour aller plus loin encore.

Il paraît impensable aux Québécois d’évoluer dans la vie sans avoir un entourage fort et positif vers qui se tourner que ce soit pour trouver des réponses, une épaule pour pleurer et parfois un bon 48 pour se prendre un coup de pied au cul.

Si, si, je vous assure. Dans l’armée, on appelait cette pratique la claque de bon fonctionnement, une petite tape (amicale) derrière les oreilles qui a pour vocation de (re)mettre les idées en place et la motivation en marche.

L’un des précieux conseils de Richard est donc de trouver quelqu’un qui saura me dire « Non » ou « Oui, mais …»

Vous retrouverez d’ailleurs ce conseil et les explications détaillées qui l’accompagnent dans le livre blanc : 8 conseils simples pour réussir en libéral.

A l’origine, le « Oui, mais … » est un jeu psychologique comme j’ai pu le décrire dans l’article : Analyse transactionnelle – jeux psychologiques, que vous devriez être en mesure d’identifier pour pouvoir vous en protéger.

Oui, mais …

Comme nous l’avons évoqué dans l’article cité à l'instant, nous passons les 3/4 de notre temps dans des jeux psychologiques inconscients, donc sans nous en rendre compte.

Encore faut-il connaître ces « violations sémantiques » pour les identifier et les rechercher dans les réponses de nos interlocuteurs.

Dans cet article, nous allons essayer de comprendre pourquoi et comment il est parfois utile et judicieux non seulement de jouer consciemment avec nos interlocuteurs mais également d’aller les chercher pour faire progresser nos propres idées et projets.


Une explication claire en 3 minutes chrono

En 2001, Yves Lavandier signe une comédie dramatique extrêmement bien documentée sur le sujet avec entre autre Emilie Dequenne et Gérard Jugnot.

Le synopsis : Églantine (Emilie Dequenne), une adolescente de 17 ans en pleine découverte de la sexualité, est entourée d’une mère étouffante, d’un père absent et d’un petit ami trop entreprenant. Pour se libérer du poids de son enfance et de ses parents, elle décide de suivre une brève thérapie avec un psy hors du commun (Gérard Jugnot). Son existence va s’en trouver bouleversée.

La nouvelle version ne supporte pas encore la vidéo, aussi si vous souhaitez découvrir un rapide extrait qui illustre à merveille le propos, rendez-vous sur la chaine Youtube.

Capture extrait Oui mais

Gérard Jugnot décrypte quelques scènes de la vie d’Églantine, puis illustre le triangle de Karpman et les différentes utilisations possibles du «Oui, mais …».

Comme vous pouvez vous en rendre compte, cette extrait trouvé sur internet vous permet comme de nombreux autres de découvrir en quelques minutes des principes fondamentaux. Cette vidéo pourra être supprimée par son auteur à tout moment et sans préavis. Pour celles et ceux qui souhaitent se procurer le film, vous trouverez les détails en fin d’article.


Pourquoi, jouer volontairement ?

Comme indiqué dans l’article sur les jeux psychologique, ceci sont des mécanismes inconscients.

Dès la naissance d’une idée, d’une envie, nous allons chercher les raisons au plus profond de nous même pour savoir si le questionnement qui nous pousse à agir est correct, fondé, raisonné, louable …

Souvent pris de doute, de remords, de peur, d’hésitation, d’appréhension, nous cherchons des proches, des amis, des collègues avec qui partager cette idée, ce projet.

Si cette idée nécessite une mise en place, une élaboration, une planification, il est fort à parier que les échanges avec d’autres personnes se feront plus nombreux et plus fréquents au point que l’aboutissement de notre idée sera remise en cause à chacun de ces échanges, lors de chaque confrontation.

Nos hésitations, nos peurs, nos doutes seront alors amplifier, mélanger et associer à ceux de nos différents interlocuteurs.

Plusieurs hypothèses se présentant à nous :

  • donner plus de crédit aux échanges qu’à l’idée elle même,
  • apporter plus d’importance à nos idées qu’aux différents avis reçus,
  • multiplier les avis pour en obtenir des favorables …

Malheureusement, l’un des principes en communication tient dans le fait qu’elle possède un sens de direction.

On dit de la communication qu’elle va dans le sens de la réponse.

Comme l’illustre la citation de Bernard Werber, avant même d’obtenir la réponse d’un seul interlocuteur, les raisons d’une incompréhension sont nombreuses.

Lorsque vos interlocuteurs font usage de :

  • L’ironie,
  • La colère,
  • L’omission (« Cela m’est égal »),
  • La généralisation (« C’est toujours pareil avec les anglais …»),
  • Lecture de pensée (» Il ne m’aime pas»),

Ces réponses sont autant de pistes qui indique que votre message d’origine est inaudible ou incompréhensible.

Lors des salons, congrès, réunion du club privé ou lors de séance de coaching, je rencontre souvent des personnes qui subissent de plein fouet ce que j’ai nommé le syndrome de l’éducation nationale.

En France, nous avons été formaté(e)s pour lever la main, attendre de la personne qui détient le savoir et l’autorité nous donne la parole pour lui poser la question et le plus souvent gober sa réponse sans vérifier ni ses sources, ni sa validité et encore moins sa pertinence.

Je me souviens d’une collègue infirmière libérale qui me racontait son changement d’orientation professionnelle avec un passage en école de cadre.

Alors que quelques semaines plus tôt elle était encore en charge de patients, d’une structure juridique, dès son arrivée en école de cadre, elle s’est retrouvée maternée au point de devoir demander la permission à chaque fois qu’elle voulait obtenir quelque chose (un livre à la bibliothèque, une autorisation d’absence, sortir de la salle pour se rendre au toilettes … etc …).

Le plus souvent, je suis confronté à des collègues hospitaliers qui souhaitent découvrir le libéral.

Ne connaissant rien ou presque à notre mode d’exercice, ils se tournent vers les organismes ou institutions qu’ils trouvent sur leur passage (CPAM, URSSAF, ARS …).

L’un d’eux me confiait lors du dernier Salon Emploi Infirmier de Lyon :

« J’ai téléphoné au moins 10 fois, j’ai eu 10 personnes différentes et j’ai obtenus 10 réponses différentes, toutes plus contradictoires les unes que les autres.».

Ce à quoi je réponds :

« Oui, mais c'est tout à fait normal !

J'avoue, la réaction naturellement attendue dans ce type de situation aurait plutôt été de consoler (une Victime) en lui disant qu'il avait parfaitement raison, parce que les institutions (Persécuteur) c'est vraiment du grand n'importe quoi !

Non, personnellement, je choisis de mettre le doigt sur le syndrome de l'éducation nationale.

C’est le principe même de la communication, sans remise en question avec une attente institutionnelle de la réponse.


Illustration concrète avec le tir à l'arc

Prenons l’exemple qui m’est cher du tireur à l’arc.

Tout dans sa posture, sa gestuelle, son attitude, sa respiration traduit sa capacité à atteindre ou non sa cible.

En cas d’échec du tireur, il ne viendrait à l’idée de personne de remettre en question la flèche comme seul prétexte.

Non ? Si ? C’est pourtant la même chose pour la communication.

Si la réponse est floue, évasive, incomplète, c’est parce que la demande à l’origine est imprécise, mal définie et souvent que l’attitude du communicant doit être adaptée (améliorée ?).

Comme pour le tireur à l'arc qui doit adopter les bonnes :

  • habitudes
  • attitudes
  • aptitudes

Et quand il échoue, faire en sorte de comprendre dans son propre engagement ce qui pourrait être amélioré.


Comment faire ?

Je vous remercie infiniment d’avoir supporté les approximations et imprécisions de la première partie de l’article.

Si vous êtes toujours en train de me lire, c’est que vous avez fait les 2 premiers pas nécessaires pour améliorer votre communication et avec, vos idées, vos projets, votre capacité à atteindre vos objectifs.

En effet, la première étape consiste à prendre conscience des enjeux et des différents facteurs qui entre en ligne de compte.

La seconde étape consiste à persévérer même quand la réponse qui vous parvient va dans une direction opposée à vos attentes.

Enfin, vous devrez en permanence remettre en question non seulement les réponses de vos interlocuteurs mais aussi et surtout votre façon de formuler vos questions.

Nous l’avons vu dans les premiers articles de cette série, le profil, les attentes, les contraintes subies par vos interlocuteurs sont autant de raison qui perturbent la communication.

Il vous appartient d’être acteur de votre communication à un niveau conscient.

Comme le répète souvent l’un de mes mentors québécois :

Nous avons 2 oreilles et une seule langue, c’est parce qu’il est 2 fois plus important d’écouter que de parler.

Nous avons tous dans notre entourage, des proches, des amis, des collègues qui sont des rois du « Oui, mais … ».

Avant de vous lancer dans une nouvelle idée, un nouveau projet, vous aurez aussi vite fait de vous imaginer un scénario de questions réponses avec ces personnes.

Que me dirait untel si je lui présentait mon idée, mon projet à ce stade de maturité ?

Avec seulement 20 % d’efforts, vous devriez rapidement pouvoir imaginer les réponses, les axes d’améliorations de vos questionnements, vos idées, vos projets pour limiter les distorsions au moment de les soumettre.


Allons plus loin ensemble

Même si, il n’est jamais agréable de s’entendre dire non, d’écoper d’une multitude de « Oui, mais … » qui se succèdent les uns aux autres en prenant le risque de nous faire rejouer un triangle de Karpman sorti de nul part.

Cette approche simpliste devrait vous permettre d’identifier les imperfections dans votre communication, vos idées, vos projets.

Cernons nos propres imperfections et les incompréhensions que nous insérons dans notre communication, nos idées, nos projets, pour plus d’échanges courtois et bénéfiques pour tous.

Voici donc quelques nouvelles pistes, j’imagine que vous aurez plaisir à essayer de détecter vos opposants bienfaiteurs parmi vos interlocuteurs, collègues, amis, voisins, petits neveux …

Merci infiniment de vous être donné la peine de lire cet article.

Je vous invite à poursuivre votre lecture avec l’article sur la clef garantie du succès et de la reconnaissance.

Vos échanges, commentaires, réactions, corrections sont attendus avec grand plaisir dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux, si cet article à fait naître en vous des « Oui, mais ...», sentez vous libre de recourir à l'un des nombreux moyenbs de communication à votre disposition pour les échanger avec nous.

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