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Les jeux psychologiques – Analyse transactionnelle – Le triangle de Karpman

Les jeux psychologiques – Analyse transactionnelle – Le triangle de Karpman - Blog Meny Wise

Jeux psychologiques – Analyse transactionnelle et triangle de Karpman

Comme souvent, cet article est une synthèse de différentes lectures et source parfois contestable à commencer par Wikipédia, divers sites internet spécialisés et quelques ouvrages.

Le but reste de proposer un point de départ sur un thème ou un sujet donné qui vient compléter une suite logique, ici à l’article sur les différents types de personnalités de John George Geier et les générations au travail.

L’idée dominante est de découvrir et proposer différentes théories sur les rapports sociaux et la communication, l’approche de ces différents articles bafoue allègrement toute notion de respecte chronologique des théories.

Voyons plutôt ...

Eric Berne, psychiatre américain, fonde l’analyse transactionnelle dans les années 50.

L'analyse transactionnelle est une théorie de la personnalité, des rapports sociaux et de la communication. (catégorie psychologie).

L’un des objectifs de l’analyse transactionnelle est de permettre la prise de conscience et donc une meilleure compréhension des rôles et relations entre deux personnes en particulier et dans les groupes en général.

L’analyse transactionnelle propose différentes méthodes de compréhension des problèmes relationnels et des modèles d’intervention visant à résoudre ces problèmes.

Pour cela, l’analyse transactionnelle consiste à étudier les « échanges relationnels » entre les personnes appelées également « Transactions ».


Rapides aperçus des transactions

Une transaction est un échange de signaux verbaux ou non verbaux entre 2 personnes. Une stimulation et la réponse à cette stimulation.

L’analyse transactionnelle, repose sur un concept fondamental qui est « Les États du moi ».

Pour des raisons évidentes de vulgarisation, cet article occulte complètement ce concept qui reste indispensable à la compréhension des transactions !

Je prends le parti de simplifier au maximum l’aperçu au risque de dénaturer complètement toute l’originalité, la puissance et la richesse toujours sans égal de cette approche.

Je vous invite sincèrement à pousser votre documentation pour vous approprier ces notions. Éric Berne a défini plusieurs types de transactions (simple, complexe, cachée) qui possède une direction et qui attende un retour de la part des interlocuteurs pour établir les bases de la communication. (Rappel pour les néophytes, le choix d’un interlocuteur de rester silencieux sans répondre, est une forme de réponse et donc de communication !)

Exemple :

Transactions simples complémentaires :

« Quelle heure est-il ? » « Il est 12h00 »

  • Quand les transactions sont complémentaires, l’échange peut s’éterniser, (il est midi – Veux-tu manger – oui – Si je … ).
Transactions simples croisés :

« As-tu fais renouveler les DSI ? » « Tu vas m’en vouloir si j’ai oublié ? »

  • Quand les transactions se croisent, la communication évolue (tu vas m’en vouloir – Mais non … Encore une fois … C’est toujours pareil avec toi …).
Transactions cachées :

« Tiens, tu n’as toujours pas rangé le matériel ! »

  • Quand les transactions sont cachées, la réponse va déterminer la continuité. On dit alors que la communication va dans le sens de la réponse. (non, j’ai manqué de temps … tu vas me lâcher avec ce matériel … je suis désolé, c’est entièrement de ma faute …).

Si le contexte d’un échange conditionne la nature des transactions échangées.

« P… F… Ch… ! tu vas me lâcher avec ton matos »

Pourrait se dire lorsqu’une certaine connivence s’est instaurée entre deux personnes, rarement lors d’un premier échange.

A l’inverse, la transaction renseigne sur la nature de la relation !

Bien qu’écrite de manière froide et distante sur un blog, le dernier échange pourrait paraître totalement déplacé et intolérable, les transactions cachées peuvent être humoristique.

Encore une fois, seule la complicité entre les différents intervenants et les stimulations non verbale justifieront la réponse (langage non verbale, intonation, humour).


Les jeux psychologiques, c’est quoi ?

Maintenant que nous avons vaguement dégrossi, vulgarisé à l’extrême les transactions, essayons de définir les jeux psychologiques avec des termes plus respectueux de l’analyse transactionnelle.

Eric Berne a défini le jeu comme :

« le déroulement d’une série de transactions cachées, complémentaires, progressant vers un résultat bien défini, prévisible ».

Le jeu psychologique est un échange entre deux ou plusieurs interlocuteurs dont la finalité pour chacun est la poursuite de la discussion à un niveau « non verbal ».

Les informations, vont, viennent, fusent au niveau caché ! (Ce qui est dit, souvent crié, jeté à la figure de l’autre, mais qui pourtant ne s’entend pas !)

Pourquoi diantre appelé cela un jeu ?

Rien d’amusant dans ce crêpage de chignon en règle qui se cache derrière des non-dits !

La dénomination de jeu fait référence aux paris, au bluff … Conscient ou non, l’adrénaline pour ces joueurs qui maîtrise parfaitement les règles, le stress, cette impression que par delà la mise, le gain, l’enjeu sont décuplés.

Pour l’analyse transactionnelle, certains de nos échanges répondent à ces critères.


Pourquoi joue-t-on ?

Si l’on reste sur le ton de la vulgarisation, les bénéfices attendus par les joueurs sont exponentiels.

Parfois désagréables et pervers, il leur est plus important de gagner face à leurs adversaires que d’éviter les pots cassés.

Quelle qu’en soit les raisons, vous est-il déjà arrivé de poursuivre une dispute juste pour rester inflexible face à votre interlocuteur alors que vous saviez avoir tord ?

Si votre réponse est non, l’explication se trouve probablement dans l’article sur les 4 types de personnalités.


Comment joue-t-on ?

Exemple de jeu : le triangle de Karpman

Il existe de nombreux jeux psychologiques mon préféré est le Triangle dramatique de Karpman.

Le triangle dramatique modélisé par Karpman, psychologue américain des années 70, s’applique à toutes les interactions humaines tant du domaine personnel que professionnel en passant par les relations au sein du couple.

Chaque interlocuteur qui entre dans un modèle de communication prédéfini est appelé acteur (plutôt que joueur).

Le modèle du triangle de Karpman prédit que certaines situations d’interactions conflictuelles vont entraîner un jeu psychologique dramatique prévisible pour endosser tour à tour, l’un des rôles prédéfinis et interchangeables du drame.

Par habitude inconsciente, dès que nous échangeons, nous endossons systématiquement l’un des trois rôles du Triangle.

Nous avons tous un rôle pré-défini de prédilection. En tant que soignant, je vous laisse deviner lequel !

Le temps pour moi d’une petite pause pour rappeler que les rôles du triangle de Karpman sont des rôles de composition, dont le nom s’orthographie avec une majuscule «V, S, P» pour bien les distinguer de leur définition habituelle, en dehors du niveau 3 que nous détaillerons dans un instant.

Aussi, il est capital de distinguer :

  • la Victime (rôle du triangle de Karpman) d’une victime (personne ayant subi un traumatisme).
  • le Sauveur (rôle du triangle de Karpman) d’un sauveur (personne qui intervient lors d’un accident).
Définition des rôles du triangle de Karpman
  • La Victime :
    • La victime attire le Sauveteur qui veut lui venir en aide.
    • La victime attire le Persécuteur qui veut la persécuter pour assouvir ses pulsions agressives.
    • La Victime se méconnaît elle-même.
    • La Victime se considère soit comme quelqu’un qui
      • mérite d’être rabaissé,
      • a besoin d’assistance.

Une fois persécutée, la Victime peut se soumettre ou se révolter (et alors changer de rôle – de costume !).

  • Le Sauveteur :

    • Le Sauveteur prend légitimement la défense d’une pauvre Victime à sauver son Persécuteur.
    • Le Sauveteur imagine que la Victime est incapable d’assumer seule sa défense.
    • Le Sauveteur s’imagine plus compétent que sa Victime (a priori sans aucune légitimité ou compétence particulière).
    • Le Sauveteur décide seul ce qui est bon sa Victime, sans demande explicite et souvent contre sa volonté.
    • Le Sauveteur refuse la possibilité qu’a la Victime de s’en sortir seule.
  • Le Persécuteur :
    • Le Persécuteur libère son agressivité sur une Victime en l’infériorisant, la dévalorisant, affichant ouvertement ses faiblesses.
    • Le Persécuteur réprime les valeurs et la dignité de sa Victime.
    • Le Persécuteur est farouchement motivé d’agir pour le bien de sa Victime.
    • Le Persécuteur est persuadé d’agir dans les meilleures conditions.

Déroulement du jeu

Deux personnes au moins discutent quand l’un des protagonistes trouve l’occasion d’endosser (inconsciemment) son rôle de prédilection.

Pour les personnes les plus averties, en vous entraînant, il vous sera possible de déceler des rituels verbaux ou non verbaux, comme des expressions corporelles ou verbales, des mimiques, des grimaces annonciatrices.

L’échange se poursuit, les intervenant prennent alors des rôles distincts.

Le triangle dramatique porte son nom du coup de théâtre qui survient en surprenant tout le monde !

Le jeu psychologique se caractérise par le « coup de théâtre ».

Un changement aussi rapide qu’imprévu des rôles entre les participants.

L’un des acteurs change de costume pour endosser un nouveau rôle

Son ou ses interlocuteurs accusent le coup, puis change également de position

Chacun ressent un sentiment aussi violent que négatif (frustration, rage, dégoût, solitude, incompréhension…)

Chacun renforce une croyance personnelle négative («C’est toujours pareil, je suis incompris», «Tous les mêmes !», «Elle ne comprendra jamais»).

Rappelons, qu’il s’agit « seulement » de rôle psychologique Persécuteur, Victime ou Sauveteur chacun joue une composition fine.


Différents niveaux de jeu

Le jeu se déroule toujours à un niveau inconscient. L’idée principale est de prendre progressivement compte des déclencheurs qui lancent une partie, prendre conscience progressivement de notre façon d’entrer, sortir, intervenir sur la scène pour une meilleure connaissance de soi et ainsi limiter nos interventions dans le triangle de Karpman.

Il existe trois niveaux de jeu :

  1. Niveau 1 : C’est celui qui est socialement acceptable socialement (un couple d’amis se dispute devant vous).
  2. Niveau 2 : Les protagonistes jouent sans témoins (le ton monte, une porte claque).
  3. Niveau 3 : Les conséquences font les choux gras de la presse – la Une des journaux (meurtres, démence, suicides)

Rappelons que :

  • Pas d’acteurs, pas de jeu. Tous les jeux nécessitent la présence de plusieurs acteurs.
  • Pas de répétition, pas de jeu.

L’une des caractéristiques du jeu est la répétition des mêmes échanges, des mêmes coups de théâtre.

Une dispute ne fait pas un jeu.


Sortir du triangle de Karpman

Selon différentes études, nous passerions les trois quart de notre communication dans l’un des rôles du triangle au moins.

Les rôles, pour des raisons propres à chacun, peuvent être liées aux besoins individuels (reconnaissance, estime de soi, appartenance, renforcement des croyances personnelles) …

Néanmoins, non seulement le triangle dramatique et ses rôles sont destructeurs mais en plus ils sont une perturbation de la perception de la réalité d’une situation.

Cette déformation de la réalité entraîne des conséquences sur le plan personnel et professionnel, telle une spirale infernale qui vous conduit à détruire votre communication et vos relations avec vos interlocuteurs.

Il devient alors primordial, de le reconnaître, connaître et comprendre la manifestation de ses rôles, chez soi-même comme chez les autres, et de s’en détacher.

Pour cela :

  • Identifier les personnes et les échanges haut en couleur.
  • Prendre conscience de son rôle et des rôles joués par les autres dans un triangle de Karpman.
  • être convaincu des caractères inconscient, négatifs et stériles des jeux psychologiques.
  • Mesurer leurs côtés chronophages et énergivores qui pourraient être consacrés à des activités plus saines, plus constructives
  • Prendre du recul dans les situations propices à installation du triangle Karpman
  • Adopter une attitude factuelle, et la reformulation pour s’assurer de notre compréhension
  • Privilégier les Transactions simples complémentaires.
  • Prendre le temps de complimenter sincèrement ses proches et relations de travail
  • Recherche et identifier les attentes générationnelles de mes interlocuteurs …

Allons plus loin ensemble

Même si, pour en simplifier la compréhension, cet article est vulgarisé à l’extrême au risque de dénaturer la beauté de l’analyse transactionnelle, cette approche simpliste devrait vous permettre d’identifier vos rôles et ceux de vos interlocuteurs.

Cernons les attentes de nos interlocuteurs, leurs préférences de communication, pour les traiter et communiquer avec eux selon leurs attentes, en dehors des jeux psychologiques.

Voici donc quelques nouvelles pistes, j’imagine que vous aurez plaisir à essayer de détecter les jeux de vos interlocuteurs, collègues, amis, voisins, petits neveux …

Merci infiniment de vous être donné la peine de lire cet article.

Je vous invite à poursuivre votre lecture avec l’article sur la loi de Pareto 80/20.

Vos échanges, commentaires, réactions, corrections sont attendus avec grand plaisir dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux, selon les outils propres à votre génération et vos envies.


Lectures recommandées

Dans le cadre de l’analyse transactionnelle, nous pouvons vous recommander quelques lectures pour aller plus loin par vous même.

Communication 8

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