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Etes-vous un(e) work-martyr ou martyr-pdsl ?

Etes-vous un(e) work-martyr ou martyr-pdsl ? - Blog Meny Wise

Etes-vous un(e) martyr-PDSL

PDSL

PDSL pour Professionnel(le) De Santé Libéral

Avec l'augmentation fulgurante des cas de burn-out ces dernières années dans le domaine de l'emploi et chez les infirmières libérales en particulier, les anglicismes fleurissent.

L'une des caractéristiques des « bourreaux de travail » que nous avions précédemment évoqué, c'est quand l'activité professionnelle envahit la vie personnelle (le blurring).

Selon Wikipédia, l'expression bourreau de travail désigne toute personne qui a développé une forme de dépendance au travail.

Dans sa forme extrême, cette dépendance peut se révéler fatale, notamment à la suite du syndrome d'épuisement professionnel : le burnout américain ou le karoshi japonais.

Au sens figuré, un bourreau de travail est une personne qui ne se ménage pas et qui impose ou tend à imposer son régime de travail aux autres.

Même si le terme « bourreau de travail » a une connotation négative, il est parfois employé par des personnes souhaitant exprimer leur dévotion à leur carrière professionnelle en termes positifs, à leurs patients, à leur vocation, à leur disponibilité extrême dans le cas de professionnels de santé libéraux.

Dans le sens négatif du terme, il est populairement caractérisé par la négligence de sa famille et d'autres relations sociales. Quoique ce néologisme ne soit pas un terme médical ou psychologique officiel, il reste d'utilisation répandue pour se rapporter à tous ceux dont la dépense en temps de travail s'effectue au détriment de leur santé physique, de leur vie sociale, familiale et domestique, ou encore de leur temps libre.

Selon différentes sources, études et catégories professionnels (libéraux médicaux, paramédicaux), les professionnels de santé libéraux se revendiquent en burn out pour plus de 60 % d'entre eux et en épuisement professionnel à près de 80% !

Pourtant, et contre tout attente, comme je l'écris dans mes publications depuis plus de 4 ans, ce phénomène semble directement résulter d’un comportement imputable aux libéraux eux-mêmes !

Qui ne connaît aucun collègue dans son entourage professionnel qui revendique faire mieux et plus que tout le monde, avoir un dévouement et un score d'actes gratuits dépassant l'entendement ou encore un retard de facturation de plusieurs mois ou années ? qui se targuent de commencer sa tournée aux aurores bien avant tout le monde et/ou rester tard le soir au point de faire la fermeture ?

Ces acharné(e)s de travail, de servitude, d'empathie pour les autres qui continuent, repoussent leur propre prise en charge et renoncent à se soigner ou prendre soin d'eux, ne prennent jamais de vacances et peinent à quitter leurs patients.

Ces personnes, quel que soit leur statut (remplaçant, associé, collaborateur, titulaire) souffrent toutes, plus ou moins inconsciemment, d’un mal commun, connus sous le nom de work-martyrs ou bourreau de travail en français.

Petite immersion dans l'univers chronophage et annihilateur des work-martyrs / work-PDSL !

martyr-PDSL et mal de reconnaissance

Selon une étude américaine, en 2016, 40% des travailleurs déclaraient souhaiter être considérés comme des work-martyrs par leurs collègues de travail quand dans le même temps 90% d’entre eux affirmaient ne pas vouloir être perçus comme tel par leurs familles !

L'Office québécois de la langue française référence le terme, encore peu usité, d'ergomanie, du grec ergon (travail), et de manie qui renvoie à l'idée d'obsession.

Aux Etats-Unis, le mot workaholic construit à partir des mots work (travail) et alcoholic (alcoolique) a été répertorié pour la première fois en 1968 avant d'être popularisé par Wayne Oates, en 1971, dans un livre autobiographique qui lui permet de retracer sa propre addiction.

En France, les mots-valises travailolique et travailolisme, formés à partir des mots « travail » et « alcoolisme » ou « alcoolique » sont pour le moment inconnus du grand public qui conserve la référence aux « bourreaux de travail ».

Au Japon, le workaholism est un phénomène particulièrement répandu, et reconnu comme pathologie avec plus de 350 centres d'aide spécialement dédiés à sa prise en charge. Malgré tout, il reste une cause de mortalité élevé pour des centaines de Japonais qui utilisent lee terme japonais Karoshi pour désigner cette mort par excès de travail.

Reconnue comme maladie professionnelle au Japon, la famille d'une victime de Karoshi peut demander réparation à l'employeur, pour manque d'assistance à son employé, dont le comportement était autodestructeur.

Le cercle vicieux du martyr-PDSL

Depuis une dizaine d'années et en particulier depuis les travaux du psychologue américain, Bryan Robinson (publiés en 1998), la description de la souffrance psychologique au travail à fait d'énormes progrès.

Les workaholics - work-martyrs - bourreaux de travail sont décris comme des individus recherchant dans le travail l’épuisement et le surmenage qui atténuent leurs angoisses.

  • Ils (elles) se sentent mal dans l’inaction.
  • Ils (elles) ne parviennent pas à se reposer sans éprouver un sentiment de culpabilité, une impression de perte de temps.
  • L’excès de labeur leur procure des sensations fortes qui agissent comme un véritable excitant.
  • Ces sensations fortes sont procurées par la souffrance rencontrée.
  • Cette souffrance cautionne pour eux la qualité du travail réalisé et participe en quelque sorte à restaurer une estime de soi défaillante.

Je travaille, je souffre, cela prouve que je suis compétent et performant. Je serais respecté(e) en retour !

Le bourreau de travail - workaholic - martyr au travail trouve une identité et un sentiment de reconnaissance dans cette obsession pour toujours plus de travail.

L’argent est rarement l’objectif principal, on retrouve ainsi des professionnels de santé libéraux en retard de plusieurs mois à plusieurs années de facturation qui justifie leur incapacité à faire front aux soins et à la paperasse.

Les honneurs rarement une source de motivation, puisqu’ils sont considérés comme injustifiés et contribuent à alourdir la situation du martyr au travail qui augmente sa cadence pour s’en montrer digne.

Les remontrances des proches et des collègues restent sans effet positif puisque dans l'état d'esprit d'un(e) martyr, il faut se battre pour restaurer son image et ressentir l’apaisement que procure l’excès de travail.

Le stress inhérent à de tels abus provoque l’apparition d'une dégradation complexe et continue de l'environnement de travail.

Un travailleur compulsif est perpétuellement fatigué, souffre de troubles de l'appétit, de douleurs diverses, de la concentration, du sommeil, devient irritable, agressif et parfois colérique.

Diagnostic différentiel du martyr-PDSL

Bien qu’il soit souvent confondu par leur entourage personnel ou professionnel, il faut distinguer bourreau de travail et dépendant à l’argent.

L'inconscient collectif associe souvent à tord frénésie de travail et recherche de la réussite financière !

Les professionnels de santé qui s’investissent sans compter dans le travail pour gagner plus d’argent le font de manière souvent plus tempérée, n’éprouvent pas le même plaisir à travailler et accumulent rarement des trimestres de facturation de retard.

S’adonnent à des excès durant des périodes limitées dans le temps et n’apprécient pas le surmenage et l’épuisement engendrés.

Il est difficile, voire impossible, d’aborder d'autres sujets de conversation que ceux liés à l'argent et la façon de le dépenser.

Les obsédés de la réussite financière sont obnubilés par l'appât du gain ...

Les martyrs du travail font la même chose mais pour leur travail ou du moins pour leur charge de travail !

Il est vain de les questionner sur les raisons d'un tel acharnement professionnel, ils sont incapables de formuler une explication, vous répondrons qu'ils sont victimes d'un système, de collègues qui ne sont pas à la hauteur, de remplaçant(e)s qui se défilent devant le travail, le manque de rémunération ou toutes autres formes d'excuses.

Ils agissent, mus par le besoin impérieux et compulsif de combler un manque sur lequel ils ne peuvent mettre des mots.

Il s’agit le plus souvent d’un manque d’estime de soi qui n’a que peu de rapport avec l’argent.

La différence sera rapide à établir en établissant la corrélation entre la notion à l'argent, les retards considérables en facturation, le décalage total entre charge de travail et niveau de rémunération allant parfois jusqu'à l'absence totale de rémunération. Les priorités du martyr au travail étant ailleurs.

Et s’il est l’objet de récriminations de la part de son entourage (famille, collègues), le bourreau de travail saura trouver toutes les justifications nécessaires pour rejeter la faute sur les autres et exprimer qu'il subit sa situation.

Etre ou travailler avec un martyr-PDSL

Quatre des actions fondamentales décrites et proposées dans un instant sont celles régulièrement évoquées sur ce blog.

  1. Le Libéral, en tant que chef d'entreprise, est seul(e) responsable du bon fonctionnement de son équipe et de son cabinet.
  2. Si cet article décrit une situation connue, il vous appartient d'identifier les leviers sur lesquels agir pour la corriger.
  3. Si une spirale infernale a été créée pas à pas, elle peut être inversée pas à pas.
  4. Si vous avez du mal à prendre le recul nécessaire pour y arriver seul, faites vous accompagner !

Voici quelques indicateurs supplémentaires qui peuvent vous amener à prendre conscience que vous ou l'un de vos collègues, êtes concerné directement par le syndrome du martyr au travail.

Si vous répondez favorablement à une ou plusieurs de ces affirmations ou toute autre verbalisation ayant la même connotation en rapport avec le travail :

  • Je dois souffrir en travaillant, sinon mes performances sont insuffisantes.
  • Je dois travailler beaucoup, sinon je suis un paresseux.
  • Je travaille, c’est ma seule manière d’exister ou de créer une identité.
  • ...

Autres lectures conseillées

Comme indiqué en début d'article, nous avions abordés il y a quelques semaine le blurring (quand l'activité professionnelle envahit la vie personnelle).

Nous avions également évoqué les raisons qui poussent les libéraux à se négliger en libéral.

Allons plus loin ensemble :

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